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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 10:14

Après l’énorme scandale autour de l’équipe de France, que vous n’aurez surement pas manqué (à moins d’habiter un patelin de très, très haute montagne), et surtout l’emballement médiatique qui a suivi, il m’a semblé intéressant de passer au crible la relation entre les Bleus et la sphère médiatique dans cette affaire.

1er point : La plupart d’entre vous ont fait, comme moi, du foot en club, quel que soit le niveau. Et vous avez sans doute eu un goût de déjàCoupe-du-monde-2010-domenech-lisant-le-communique-greve-des.jpg-vu avec la description du pétage de plomb de Nicolas Anelka. Tout simplement parce que ce genre d’incidents arrive régulièrement dans la vie d’un groupe (surtout quand il est constitué d’abrutis, je vous l’accorde). Loin de moi l’idée d’excuser l’attaquant des Blues : le bagage du joueur de très haut-niveau doit comprendre la maîtrise des émotions et surtout le respect du coach. Il n’aurait sûrement jamais eu la même réaction devant Carlo Ancelotti. Malgré tout, un tel incident fait partie de la vie d’un vestiaire, surtout en perdition comme celui des Bleus. Malheureusement, nos amis journalistes ne connaissent le football qu’à travers la télévision pour la plupart (qu’on vienne pas m’expliquer que Duluc a fait du foot…), et les consultants, notamment France 98, semblent avoir oublié fissa leur ancienne vie. Comme l’a expliqué Raymond Domenech dans la très intellectuelle messe dominicale Téléfoot, ce problème se serait réglé en interne : Nico n’aurait plus jamais joué en équipe de France, point barre. Le résultat aurai été néfaste sur le groupe dans tous les cas.

2e point : Ceci m’amène à mon deuxième point, le rôle des médias dans cette affaire, et notamment du plus en plus grandiose journal L’Equipe. On le voit aujourd’hui, mais depuis quelques temps déjà, sa mainmise sur le marché de la presse sportive lui donne une sorte de passe-droit. Le titre du numéro de samedi en était le plus brillant exemple : « Va te faire enculer, fils de pute », en une, police 26. Niveau éthique journalistique, on cherche du pétrole. Mais loin de s’arrêter à une simple titraille démago, le quotidien se complaît à faire dans l’info « off », dans le « selon nos sources », bref à fouiller les poubelles de l’équipe de France, à la manière des The Sun et autres News of the World outre-Manche. Frustrés par la politique isolationniste des Bleus, les journalistes en viennent à faire éclater scandale sur scandale, dans une sorte de compétition entre leur ego et celui des joueurs de l’EDF. Deux sphères qui s’interpénètrent de manière trop profonde depuis bien trop longtemps d’ailleurs. Résultat : un cercle vicieux dans lequel les joueurs se renferment pour éviter de lâcher des perles à des journalistes qui les utilisent souvent hors contexte, et où des journalistes privés de cette source d’info cherchent à retourner la merde pour avoir de quoi faire des ventes.

3e point : Et le pire probablement dans cette affaire, c’est qu’à quasiment aucun moment la démarche médiatique n’est remise en question. Mieux : elle est reprise et amplifiée. France 2 nous produit une magnifique émission spéciale scandale, les chaînes d’information en continu ont oublié toute autre forme d’actualité pour se concentrer sur l’affaire de l’équipe de France. On réunit des « spécialistes » qui vont chercher les sources, les causes, le comment, le pourquoi, donner leur avis condamner et blâmer. Mais la démarche journalistique n’est jamais remise en cause. Tout le monde prend le train en route et suit le chemin qui est déjà tracé. Ce qui est probablement la preuve la plus cinglante de l’autorité intouchable que représente L’Equipe, et surtout de la liberté inconditionnelle dont dispose sa rédaction.

Par Café-Crème
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Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /Fév /2010 19:09

Ca y est, c’est officiel, Patrick Vieira est de retour en Premier League. Ah, dans les faits, c’est sûr, Patou est toujours aussi  fantomatique. Mais, maintenant, il apparaît de nouveau dans les stats. Arrivé au mercato d’hiver déjà cassé (blessure au mollet), le milieu de terrain n’a joué que deux matchs avec les nouveaux riches de Manchester City. Mauvais timing, mauvaises passes, pas d’impact, ou alors une fois sur deux ; bref, la vieillesse quoi. Même Tonton Arsène s’est foutu de la gueule du Néo-Citizen à son arrivée : « Patrick peut encore faire quelque chose en Angleterre ». Pince-sans-rire ce Tonton… Pour compenser, Vieira n’a rien trouvé de mieux à faire, pour sa deuxième prestation avec City, que de mettre son crampon dans les parties prénatales de Glen Whelan, un pauvre tâcheron de Stoke. Classieux. Résultat : trois matchs de suspension. C’est vrai qu’il jouait beaucoup trop. Sinon, faudrait que quelqu’un se dévoue pour dire à l’ancien Gunner que Roy Keane est entraîneur en Championship maintenant… Nan parce que là, il a repris les comptes où il les avait laissés en 2005.

 

Plus récemment, on a eu droit aux dernières péripéties de l’affaire Terry/Bridge. Autant dire que le match Chelsea – Manchester City était une véritable mine d’or pour les torche-culs de tabloïds britanniques. La tendance était apparemment aux paris débiles : lequel prendra un carton rouge ? Les joueurs de City boycotteront-ils le protocole de début de match en soutien à leur collègue ? Les deux hommes se serreront-ils la main ? Bon, évidemment, il s’est passé quelque chose : Chelsea  pris une fessée cul nu, et surtout, image du week-end, Wayne Bridge a mis un vent colossal à la main tendue de Terry en début de match. En même temps, faut pas s’étonner… C’est déjà pas mal que ce soit pas parti en générale. Mais, outre ces basses préoccupations, une question demeure. Comment Vanessa Perroncel, l’ex-compagne de Wayne Bridge, un mannequin qui plus est, a pu avoir une quelconque attirance pour le capitaine de Chelsea ? Certes, Bridge, c’est pas une gravure de mode, mais quand même… Je pensais pas qu’avoir la gueule d’un cocker avec le volume capillaire d’un nouveau-né était un atout pour la drague… Il faut que je me remettre en question je pense…

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Enfin, c’est une bien triste nouvelle qui a entaché la victoire des Gunners à Stoke City (1-3). Ces derniers, extrêmement émus, ont perdu Aaron Ramsey sur une terrible blessure, une Djibril Cissé, comme on dit dans le jargon pour une fracture ouverte tibia-péroné. Un peu d’humour pour tenter de cacher la déception… Et le pire, c’est qu’on ne peut s’en prendre à personne. Le pauvre Aaron a été victime d’un choc à pleine vitesse avec le jeune international anglais Ryan Shawcross, sorti en larmes du Britannia Stadium après son expulsion. La faute est totalement involontaire et n’a rien à voir avec l’attentat de Taylor sur Eduardo, il y a deux ans. Un centième de seconde de retard sur une action qui va à 100 à l’heure, un mauvais angle… Bref, bien plus que le pauvre Shawcross, ce sont les médias et les entraîneurs qui seraient à blâmer. Depuis quelques années déjà, l’idée qu’il faut marcher dans la bouche des Gunners pour pouvoir leur arracher des points a fait le tour de toutes les équipes de Premier League. Mettre le pied quoi qu’il arrive. Une mentalité qu’il serait bon de pointer du doigt outre-Manche, plutôt de d’accuser un jeune défenseur prometteur…

 

PS : Ah oui, bon, là, c’est sûr, Tonton va ouvrir sa gueule. Faudra pas lui en vouloir, c’est quand même le troisième qu’on lui casse de cette façon. Sans compter les joueurs qu’on lui pète en sélection. Après on s’étonne qu’il soit amer…^^

Par cafe-creme.over-blog.com
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Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /Fév /2010 01:47
Après le non-match du Real face à Lyon et la glissade de Jean The Second Makoun dans la lucarne de Casillas, l’intensité est redescendue d’un cran en Ligue des Champions. Porto-Arsenal et Bayern-Fiorentina ; le glamour d’une Coupe de l’UEFA. Mais en bon petit supporter des Gunners, j’ai choisi de mater les aventures des hommes de Tonton Arsène. J’aurais peut-être préféré ne rien voir.

En
l’absence de Gallas, l’Alsacien avait choisi d’aligner Campbell l’Ancien en défense centrale. 35 ans, 101 kilos, Sol est un challenge à lui tout seul. Mais quand on sait que c’est lui ou Mickaël Silvestre, on signe de suite. Le vétéran s’illustre dès les premières minutes de la partie. La défense des Anglais est branlante, et la vitesse du trident Falcao-Hulk-Varela abîme l’arrière-garde londonienne. Deuxième ballon en profondeur, Falcao part daLukasz-Fabianski_1368312i.jpgns le dos du Sol qui bat le record de Guy Carlier sur 50 mètres. Un vrai tractopelle. Mais l’ancien international réussit étrangement à revenir et cale un modèle de tacle sur l’attaquant colombien. Pris à défaut sur la vitesse, Campbell compensera tout le match par un sens du placement impressionnant et l’impact physique d’un 38 tonnes.

Arsenal a toujours eu une tradition de gardiens bien funky, à commencer par Seaman et cette grande saucisse de Lehmann. Mais avec Almunia et Fabianski, Tonton a touché des sommets. Peu aidé par un Clichy complètement largué (ce dernier a dû développer un strabisme prononcé après le passage de Varela), le sosie officiel de Michal anticipe le centre de l’ailier de Porto et, contraint de reculer, rentre lamentablement la balle dans ses buts. Apparemment, le saindoux est toujours d’actualité
dans les contrées polonaises.

1-0, un faux rythme s’installe ; Porto tente, et Arsenal peine à mettre le pied sur le ballon. Une des raisons de ces difficultés : Fabregas est la cible d’une campagne de rabotage primaire des défenseurs lusitaniens, qui connaissent l’impact de Sexy Cesc sur le jeu des Gunners. Rien à foutre, l’Espagnol fait des passes, même sur coup de pied arrêté. Sur le quatrième corner des Gunners, il frappe tendu au premier poteau, déviation de Vermaelen, le ballon atterrit sur Rosicky au second qui remet plein centre à… Campbell qui n’a plus qu’à mettre sa tête pour pousser la balle dans le but vide. La description extrêmement précise de l’action est là pour pointer la totale absence de défense portugaise sur le coup. Le match se dirige tranquillement vers un nul alors qu’on a sorti le
s machettes de part et d’autre. Ca pète du petit bois des deux côtés, mention spéciale pour Fucile. Mais Michal n’a pas dit son dernier mot. Sur une passe plus ou moins volontaire de Campbell, il prend le cuir à deux mains dans sa surface. Alors qu’il avait ¾ d’heure pour taper un shoot-Almunia pied gauche direct dans les tribunes. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est fébrile… Ou un peu couillon. Too nice, le Polonais rend gentiment le ballon à l’arbitre, qui transmet aux joueurs de Porto. Ceux-ci jouent le coup-franc rapidement, alors que l’homme en noir est de dos et fait obtruction à Campbell, seul défenseur des Gunners dans la zone de jeu. 2-1, what a joke ! Fabianski n’est même pas encore revenu dans ses bois.

L’homme au sifflet farceur n’est autre que Mr. Hansson, le responsable du scandale politico-socio-philosophico-médiatique dit de « la main d’Henry ». Encore une fois, il fait jurisprudence dans le monde de l’arbitrage : après la double-main, le coup-franc joué rapidement dans la surface. Un vrai concept. Les images parleront d’elle-même. Bref, un match sans saveur, miné par les fautes et par Lukasz Fabianski. Arsenal devra montrer qui est le taulier à l’Emirates, mais avec un but à l’extérieur, ça s’annonce quand même pas trop mal…
Par cafe-creme.over-blog.com
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